lundi 21 mai 2012


La place publique

Quelle soit un parc, une pelouse ou un parvis, la place publique est un lieu significatif qui permet à la vie politique de s’exprimer et de vivre pleinement. Que l’on pense à Times’ Square, la place Tahrir, la place de la Bastille ou au  parc Émilie-Gamelin, ces espaces publics sont une nécessité dans les villes. L’ensemble des grands mouvements politiques et sociaux où ils ont pris naissance en est la preuve incontestable.

Les leaders et penseurs de la ville d’hier et d’aujourd’hui l’ont compris. Parfois, ils les ont créés pour l’encouragrer et d’autres fois ils y ont empêché l’accès, par les armes – place Tiamanmen en 1989, par exemple.

Il est important et essentiel qu’un gouvernement démocratiquement élu en permet l’accès et n’y empêche aucunement les rassemblements. Ces espaces urbains deviennent particulièrement vitaux dans des moments tel que nous vivons présentement au Québec. Ils permettent à tous ceux qui le désirent de se rencontrer et d’exprimer leur voix pour ou contre une idée.

Je ne parle pas uniquement de contestations. Pourtant, ils étaient très nombreux le 14 mai dernier pour saluer et célébrer l’élection de François Hollande à titre de président. Tout aussi nombreux pour célébrer l’excellence du Cirque du Soleil à la Place des Arts en 2006. Encore plus nombreux dans la capitale chinoise, en 1989, pour dénoncer le régime en place.

Ces espaces urbains sont nécessaires à la vie de la ville, mais à la vie des citadins. Tant en démocratie qu’en dictature. Comme le dit l’adage, c’est sur la place publique que tout ce dit…

Sans la place publique, nous virerions dans une ville (une société) contrôlée, hermétique et secrète où règne la peur, le mensonge et la dénonciation. Présentement au Québec, nous frôlons dangereusement avec ses idées. Le contrôle policier et coercitif actuel n’est pas propice à la vitalité d’une bonne démocratie qui passe par l’expression des libertés dans les rues et sur les places. La démocratie ne joue pas dans les salons et les cabinets du pouvoir.

Marcher dans la rue et se tenir debout sur une place est en soit un acte politique sine qua non, irrévocable et inaliénable. Surtout dans une société de droit, comme celle qui nous avons érigé depuis 40 ans. Créer des espaces larges et amples pour accueillir la célébration et la contestation est preuve d’ouverture démocratique. Interdire et restreindre l’accès est, simplement, de la dictature. Il faut absolument le dénoncer !

Je dis ceci à nos dirigeants politiques : malheureusement, la rue ainsi que la place appartiennent au peuple!

mardi 15 mai 2012

Densité et urbanité... 

J'ai trouvé ce court article, ce matin, et j'ai cru bon de le partager.  Il explique clairement pourquoi il faut construire des tours résidentielles à Longueuil, Brossard, Laval, Terrebonne, Blainville, etc. et créer des centre-villes habités et animés par des résidents, des commerçants locaux et des petites et moyennes entreprises. C'est l'enjeu de notre siècle et une des meilleures façons de réduire la pollution atmosphérique (plus de 50% des GES proviennent des déplacements routiers) et les bouchons de circulation.

Le développement monocentrique, comme ici (et dans la majorité de l'Amérique du Nord) est un échec d'occupation du territoire, de développement économique et de vitalité urbaine. Jane Jacobs a déjà dit que l'on ne peut pas prétendre que les gens iront au centre-ville, il faut les y installer. Dans ses mots, je dis qu'il faut créer des villes polycentriques avec plein de centre-villes habités et animés et mettre fin à la dichotomie centre branché / banlieue moche.

Ce n'est pas juste du gros bon sens... On a construit toutes nos villes comme ça jusqu'en 1875 (début de l'ère industrielle). C'est dans la nature humaine de vivre, construire et habiter dans une ville polycentrique, dense et vivante!